Construction initiale Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Début de la construction de l'église actuelle.
Fin du XIIe siècle
Ajout du clocher gothique
Ajout du clocher gothique Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Construction du clocher gothique.
1605-1610
Construction initiale
Construction initiale 1605-1610 (≈ 1608)
Édification de la chapelle du collège des Jésuites.
8 octobre 1740
Incendie destructeur
Incendie destructeur 8 octobre 1740 (≈ 1740)
Destruction totale de la chapelle et de son mobilier.
6 juin 1743
Début reconstruction
Début reconstruction 6 juin 1743 (≈ 1743)
Pose de la première pierre de la nouvelle chapelle.
29 novembre 1748
Inauguration chapelle
Inauguration chapelle 29 novembre 1748 (≈ 1748)
Bénédiction et inauguration de la nouvelle chapelle.
1796
Réouverture au culte
Réouverture au culte 1796 (≈ 1796)
La chapelle devient l'église paroissiale Saint-Étienne.
XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure XIXe siècle (≈ 1865)
Restauration de l'église par l'architecte Victor Dupont.
juillet 1910
Incendie partiel
Incendie partiel juillet 1910 (≈ 1910)
Incendie n'affectant pas gravement la structure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. NY 69) : classement par arrêté du 15 septembre 1987
Personnages clés
Dominique Delesalle
Architecte ayant conçu les plans de reconstruction de la chapelle.
François-Joseph Gombert
Architecte ayant posé la première pierre de la reconstruction.
Victor Dupont
Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle
Origine et histoire de l'Église Saint-Maurice
L'église Saint-Étienne, originellement chapelle du collège municipal, est liée à l'établissement fondé par le Magistrat de Lille en 1529 et confié aux Jésuites après leur arrivée en 1562. La chapelle du collège fut édifiée au début du XVIIe siècle, les travaux étant lancés autour de 1605–1606 et achevés en 1610. Elle fut entièrement détruite par un incendie le 8 octobre 1740, qui emporta aussi une grande partie du mobilier, dont plusieurs tableaux attribués à Rubens. En 1743, les supérieurs approuvèrent la reconstruction selon des plans de Dominique Delesalle ; l'architecte François-Joseph Gombert posa la première pierre le 6 juin 1743. Les travaux, ralentis par les opérations militaires liées à la guerre de Succession d'Autriche en 1744–1745, permirent néanmoins d'achever le gros-œuvre le 14 octobre 1747, puis d'ériger les voûtes et les autres éléments ultérieurs. Le 20 juin 1748 furent posées des traverses en fer aux fenêtres pour soutenir les vitraux, et le sanctuaire fut dallé en septembre avec du marbre provenant de l'ancienne chapelle. L'édifice fut inauguré et béni le 29 novembre 1748, puis consacré par l'évêque de Tournai en 1750. Après l'expulsion des Jésuites en 1765, la chapelle devint celle du collège communal, lequel fut déplacé en 1767. À partir de 1778, les bâtiments servirent d'hôpital militaire et, à partir de 1783, la chapelle assuma le rôle de chapelle d'hôpital ; elle fut désaffectée en 1791 puis utilisée comme manège militaire de 1793 à 1796. L'ancienne église paroissiale Saint-Étienne, située au coin nord de la Grand'Place, fut détruite par un incendie lors du siège de la ville en 1792, privant la paroisse de lieu de culte. En 1796, l'ancienne chapelle des Jésuites fut rouverte au culte et prit le titre d'église paroissiale Saint-Étienne. L'édifice fut de nouveau atteint par un incendie en juillet 1910, sans que sa structure ne soit gravement compromise et l'essentiel de son mobilier ne soit perdu. Depuis l'automne 2017, des prêtres de l'Institut du Christ-Roi célèbrent quotidiennement des messes en latin selon la forme extraordinaire du rite romain et, depuis cette même église, un groupe local organise des maraudes hebdomadaires pour les sans-abris.